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Vivre un
deuil
Le deuil, un voyage difficile
L’être cher qui vient de vous quitter laisse un vide énorme dans votre vie.
Au fil des semaines et des mois qui vont suivre, vous passerez sans doute
par une foule d’émotions : c’est normal.
Le mot deuil tire ses origines du latin « doulos », qui signifie
« douleur ». La
traversée du deuil qui s’amorce pour vous risque en effet d’être
douloureuse. C’est inévitable. Soyez indulgent envers vous-même, vivez un
seul moment à la fois et ne manquez pas l’occasion de vous féliciter pour
votre courage. Votre peine est unique, tout comme vous. Puisque chaque être
humain est différent, vous aurez votre propre façon de vivre votre peine.
Aucune marche à suivre n’est valable et vous devrez trouver en vous la force
qui vous est propre. Selon la plupart des spécialistes, un deuil dure entre
9 mois et 2 ans. Ces chiffres ne sont que des repères approximatifs : vous
serez en deuil aussi longtemps qu’il vous sera nécessaire de l’être.
Certaines personnes qui traversent un deuil ont besoin du soutien de
professionnels de la santé. N’hésitez pas à demander de l’aide à un médecin,
un travailleur social ou un psychologue : loin d’être un signe de faiblesse,
ce geste traduit une preuve de respect envers soi-même.
Voici les principaux points à
retenir lorsqu'un deuil vous frappe :
• Malgré ce
que plusieurs peuvent penser, un deuil normal dure en moyenne deux ans.
Donnez-vous le temps de guérir. Peu à peu, vous éprouverez moins de douleur
au souvenir de la personne décédée.
• L'intensité
de votre deuil dépendra de la relation que vous entreteniez avec la personne
décédée.
• Il est
tentant de vouloir prendre des raccourcis afin d'éviter la souffrance.
Cependant il n'en existe pas, la seule façon de passer au travers le deuil
est de vivre pleinement la souffrance et les différentes émotions qui s'y
rattachent.
• Dans les
moments les plus difficiles du deuil, soyez indulgent envers vous-même. Les
émotions que vous vivez sont intenses et demandent beaucoup d'énergie,
cependant elles sont passagères. Vivez un instant à la fois et
félicitez-vous lorsque le pire est passé.
• Il arrive
que certains ont l'impression de devenir fou et se demandent s'ils sont
normaux dans leurs réactions de colère, de culpabilité, de confusion et de
découragement. Soyez sans crainte, ce sont là des réactions normales vécues
dans le deuil.
• Avec la mort
d'un être cher, il arrive que des décisions importantes doivent être prises
(vente de la maison, déménagement, etc.). Remettez-les à plus tard autant
que possible; vous n'êtes pas en état de prendre des décisions éclairées.
Vous pourriez le regretter.
• Soyez
patient avec les autres, ils ne comprennent pas toujours ce que vous vivez.
Exprimez vos besoins et entourez-vous de gens en qui vous avez confiance et
sur qui vous pouvez compter. Ceci vous évitera des frustrations.
• N'oubliez
jamais que vous traversez sans doute la pire épreuve qu'il soit donné à un
être humain de vivre. Votre vie s'en trouve désorganisée, vous êtes
profondément ébranlé et la douleur intense et profonde gruge vos forces.
Vous devez intégrer les changements inhérents à la perte, c'est-à-dire
mettre fin à vos projets communs et vivre quotidiennement avec l'absence de
l'être aimé. Alors permettez-vous d'aller chercher de l'aide si vous en avez
besoin. Peut-être existe-il un groupe d'entraide dans votre localité.
Informez-vous auprès des service sociaux de votre communauté ou, pour le
Québec auprès de votre CLSC.
• Vous avez le
droit de prendre congé et de vous divertir, cela ne peut que vous faire du
bien. Et comme le deuil vous demande beaucoup de travail, ne vous surchargez
pas trop. Vous avez besoin de récupérer.
• Si vous êtes
croyant, n'hésitez pas à prier afin de recevoir l'aide nécessaire à votre
guérison.
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