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Cagny (France),
le 25 janvier 2009
5 janvier 2009
Pourquoi, après le
si grand bonheur que fut celui de la naissance de Marin, ton premier
arrière-petit-fils, le 23 novembre dernier, faut-il que nous subissions ce
si grand malheur qu'est celui de ton départ si rapide ?
J'en veux à
tellement de gens ce matin de nous avoir privés de toi sans nous laisser la
possibilité de te revoir une dernière fois. Pourquoi ce connard d'interne
nous a-t-il rassuré en disant à maman : « Il n'y a rien d'alarmant, ce n'est
pas la peine de vous déplacer ce soir, venez plus tôt demain midi au moment
des visites ; demain matin, on lui fera pas mal d'examens. » Cinq heures
plus tard, tu mourrais. À cause de lui, maman n'a pas revu son père une
dernière fois.
J'en veux aussi au
bon Dieu qui, malgré mes prières, t'a quand même enlevé à nous aussi vite.
On avait encore tellement de choses à vivre ensemble. Et je m'en veux à moi
qui, lorsque je suis revenue en Normandie pour faire la connaissance de
Marin, n'ai pas pris le temps d'une petite visite. Je ne me souviens plus
exactement la dernière fois où je t'ai parlé au téléphone. Aujourd'hui, j'ai
perdu mon grand-père et c'est comme si on m'avait arraché le coeur.
9 janvier 2009
Ce jour, il a fallu
te dire « adieu ». Une foule incroyable nous avait rejoint à l'église de
Cabourg ; une messe à la hauteur du grand homme que tu étais. Désormais, il
nous faut apprendre à vivre sans toi et c'est très dur. On n'est jamais
préparé à vivre un tel drame quelque soit l'âge qu'on a.
Maintenant, d'où tu
es, veille sur nous et surtout sur Mémé comme tu l'as toujours fait durant
vos 54 années de vie commune. J'espère que tu seras fier de ce que nous
allons devenir et, pour ma part, je fais le voeu d'avoir une vie aussi bien
remplie que la tienne.
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