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Vred (France), le
28 juin 2007
Cela fait 26 jours (le 2 juin 2007) que ma femme
(Élisabeth, "Babeth") est partie brutalement à 37 ans d'un infarctus massif
après avoir préparé le repas pour nos 4 enfants (Clarisse 10 ans, Faustine 9
ans, Félicie 5 ans et Leopold 18 mois). Je n'étais pas présent, je n'ai pas
pu lui dire au revoir, ni recevoir un dernier baiser de sa part.
C'est une douleur inhumaine, une injustice pour elle
qui avait une vie plus que saine, qui adorait la vie puisqu'en tant que
sage-femme et mère, elle la donnait et aidait à la donner, une injustice
pour nos enfants qui étaient tout pour elle.
C'était une femme magnifique de visage (toujours gaie
avec de grands yeux pétillants) et de cœur (elle aimait les autres
énormément).
Nous nous aimons extrêmement fort, même si sa pudeur
de sentiments l'a empêchée de me le dire souvent. Aujourd'hui, malgré cette
insupportable douleur, cet amour immense me donne une sérénité mystérieuse
et magnifique car (et quelque soit la spiritualité que l'on veut mettre
derrière) j'ai la sensation de la sentir auprès de moi (je ne suis pas veuf,
je suis marié à un Ange), elle me parle intérieurement, et je mesure la
chance de l'avoir rencontrée, d'avoir été choisi par elle, d'avoir rencontré
la femme de ma vie, l'Unique, l'Éternelle.
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