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Montréal (Québec), le
12 septembre 2007
Bonsoir à vous tous,
Je viens vous parler de ma mère... ma « tite maman »,
c'est de cette façon que je lui parlais toujours et elle aimait ça se faire
cajoler.
28 mars 2007, on me téléphone pour m'annoncer que
maman s'est cassée une épaule. D'urgence à l'hôpital. Quelques jours après,
la grande décision pour l'opération. Tout se passe bien, je demeure près
d'elle pendant trois semaines. Elle allait mieux. (Nous demeurions loin
l'une de l'autre.)
Fin avril, on me convoque encore pour m'annoncer
qu'elle a un cancer généralisé. Quelle angoisse j'ai eue à vivre ! Et à mon
arrivée, car... elle ne sait rien ! faut pas que je lui en parle, faire
semblant, que je vais bien... Nous nous sommes données de l'amour, de
l'écoute et les rires étaient fréquents jusqu'à ce qu'on lui dise la
fatidique vérité.
Je suis impuissante !! et j'ai tellement de peine. Une
personne tellement vivante, qui adorait la musique et en jouait aussi,
chantait, tout ça vient de s'éteindre. Durant un mois et demi je vais être
près d'elle à tous les jours et soirs et elle commence à perdre la
mémoire... pas longtemps : le cancer l'avait envahi jusqu'aux os. Elle
souffrait !! Une femme aimée et respectée de tous. Que de peine je vis en ce
moment en me remémorant tous ces souvenirs si proches. Elle a perdu
conscience deux jours, et je lui parlais pour ne pas la retenir dans ce
corps qui souffrait. Ce corps qui m'a portée et aimée méritait de partir
vers autres choses plus joyeuses. Un jour, nous nous reverrons ma « tite
maman ». Elle décéda le 11 Juin de cette année, trois mois hier.
C'est très dur le deuil, à vivre sans elle, je ne suis
plus la même, une partie de moi est partie aussi.
Je ne vous oublierai jamais et toujours vous serez
dans mon cœur et mes trippes. Vous me manquez jusqu'à la fin de mes jours.
Je vous aime.
Votre fille unique...
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