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Montréal (Québec),
le 24 mars 2008
Mon mari est décédé le 23 mars 2007 à l’âge de 34 ans.
Voici le discours que j’ai rédigé et lu lors de ses funérailles pour
souligner ce si triste et douloureux premier anniversaire.
« La première chose qui attirait l’attention chez
Blaise était ses beaux yeux et son grand sourire qui dégageaient tant de
gaieté et de sincérité. Blaise était un homme qui aimait taquiner. Combien
d’entre nous n’en pouvions plus d’endurer ses petits commentaires, mais on
ne pouvait pas s’en passer… parce qu’il avait toujours raison. Il avait un
si grand cœur, il était vraiment généreux, même trop… Il était un homme
brillant. Il riait toujours, toujours… Il était si charismatique que tout le
monde tombait en amour avec lui, les hommes comme les femmes. il fait partie
d’une catégorie à part, de la classe des gens qu’on rencontre et qu’on sait
que l’on oubliera jamais, qu’ils marqueront notre vie d’une manière ou d’une
autre. Il aimait la vie tout en étant très conscient à quel point elle est
très difficile.
Il a eu une enfance relativement difficile et il a
reçu une éducation remarquable mais il a été dévasté par la perte de son
père il y a déjà 10 ans. Sa vie avait vraiment changé à la suite de ce
triste événement. Comme chacune de nos vies après son propre départ j’en
suis sûr. Malgré tout, il avait énormément de volonté et il réussissait tout
ce qu’il entreprenait parce qu’il y travaillait très fort. Il était un ami
loyal et généreux pour tous ceux qui ont eu la chance de l’avoir comme ami.
Par dessus tout, il aimait profondément sa famille et lui accordait toute
l’importance qu’elle mérite. Il aimait ses enfants à la folie, plus que
tout, et je sais qu’il m’aimait aussi beaucoup.
Le dimanche 11 mars 2007, Blaise est parti faire ce
qui le passionnait depuis qu’il était tout petit et il est parti faire une
promenade en moto. À la suite du tragique accident, Dieu m’a donné la chance
d’aller le rejoindre en Afrique du Sud et j’ai pu lui parler, le toucher,
l’embrasser et je tiens à remercier Dieu car le vendredi 23 mars 2007, j’ai
eu l’honneur d’être à ses côtés jusqu’au dernier battement de son cœur. J’ai
alors vécu un vrai miracle. Sûrement pas le miracle que je demandais mais
tout de même un véritable miracle.
Blaise,
Tu es parti beaucoup trop vite. C’est Dieu qui en a
décidé ainsi. Et tu l’avais bien écrit sur ton bras droit, tout juste en
dessous de la photo de ton défunt père : Seul Dieu peut me juger.
Je veux que tu sache que je suis très fière de toi et
d’être ta femme. Tu as été pour moi mon mari mais aussi mon ami, mon frère,
mon père, et l’homme que j’ai choisi pour devenir le père de mes enfants. Tu
m’as tout appris et c’est grâce à toi que je suis la femme forte que je suis
aujourd’hui. Je te remercie du fond de mon cœur pour toutes ces 14 années
d’amour et de vrai bonheur et surtout pour nos deux merveilleux amours, nos
chers enfants Séréna et Salomon.
Mon Blaise, j’ai passé les plus belles années de ma
vie avec toi. Nous avons passé à travers tant d’épreuves… et aussi tant de
merveilleux moments… je garderai à jamais tous ces souvenirs gravés au fond
de mon cœur. Ne t’inquiète pas pour les enfants, je vais être forte pour eux
et tout va bien aller. Ils sont très forts, ce sont les enfants de Blaise.
Nous prions tous très fort et Dieu est avec nous. Je continue mon bon
travail et je te rendrai fier tout comme quand tu étais là et comme tu le
mérites aussi. Je sais que tu es toujours parmi nous, tu vivras toujours à
travers la chair de ta chair, tes enfants et dans nos cœurs. Moi, je vis
maintenant pour eux.
Sache que je resterai pour toujours ta Zel, Marie, la
femme de Blaise. Veille sur nous mon amour et on se reverra un jour. »
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