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(Québec), le 10 avril 2010
Un deuil de neuf mois, c’est un peu semblable à une
grossesse. Le décès d’André a fait basculer ma vie. Mon homme, mon mari, mon
ami, mon p’tit trésor d’amour m’a quittée pour aller vivre une nouvelle vie.
Sa mort m’a anéantie totalement et j’ai dû partir du néant pour essayer de
survivre.
Un mois, deux mois... neuf mois. Pendant tous ces mois,
mon corps, à l’inverse d’une grossesse, a perdu du poids (22 lbs). Pendant
neuf mois, j’ai essayé de rebâtir ma vie avec des hauts et des bas, tout
comme dans une grossesse avec des hauts et des bas. Pendant tous ces mois,
j’ai cheminé jour après jour, pour en arriver au bout de neuf mois à voir
une petite lueur de paix dans mon cœur tellement triste et meurtri par le
décès d’André.
Il y a encore des crises de larmes, comme il y a des
rages de bouffe durant une grossesse, mais de mois en mois la fréquence
diminue et c’est moins pénible avec le temps. C’est comme un accouchement,
avec plein de douleurs mais au lieu d’un nouveau-né, c’est cette petite
lueur de paix intérieure qui a l’air de vouloir prendre part à ma vie. C’est
apprécier à nouveau certaines parties de ma vie, c’est accoucher d’un
prélude à une nouvelle vie, une vie moins triste.
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